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Revue de Presse

Quand la galette-saucisse sauve de la galère

Confrontés à de gros travaux, Ludwig et Livia Bertrand, restaurateurs rue Saint-Michel, tiennent grâce à la vente de galettes-saucisses.

L’histoire

« La galette-saucisse ? Elle nous a sauvé la mise ! » Au milieu du restaurant encore en travaux, entre poussières et chutes de bois, Livia et Ludwig Bertrand évoquent avec émotion le plat typique du pays de Rennes. En effet, depuis le rachat de la célèbre enseigne Au Rocher de Cancale, située rue Saint-Michel, la vente de galettes saucisses est devenue leur principale rentrée d’argent.

Lourds travaux

En octobre 2008, le couple reprend l’adresse et se lance dans des travaux d’aménagement. Au fur et à mesure, ils découvrent un bâtiment détérioré, touché par des problèmes d’humidité. « L’architecte des Bâtiments de France est intervenu », raconte Livia. Il impose la rénovation des charpentes de la cave et de la salle du rez-de-chaussée ainsi que la mise aux normes de l’hôtel-restaurant, rebaptisé L’Amphiclès. De lourds travaux sont lancés.

Avec l’impossibilité d’exploiter le restaurant, les difficultés financières apparaissent. Ludwig et Livia sont contraints de licencier le personnel. Trois employés, dont deux à temps plein, se retrouvent sur le carreau. Sur les conseils d’un ami barman, le couple crée un stand galettes-saucisses pour renflouer sa trésorerie en mars 2009. « Je suis normand et ma femme est roumaine, explique Ludwig. Nous n’avions jamais fait de galettes et, à vrai dire, j’étais assez sceptique au début. »

Le succès

La formule séduit et une clientèle se forme rapidement. Prise dans l’urgence, l’idée est pour les Bertrand un succès. « A la demande des clients, nous allons maintenir le stand après la fin des travaux. » Car derrière les couvertures sombres qui camouflent la vitrine, la réhabilitation touche à sa fin, un an et demi après la reprise de l’établissement.

En attendant la réouverture totale de L’Amphiclès, courant mars, Ludwig et Livia Bertrand continuent la vente de galettes-saucisses le soir en semaine et le samedi midi. L’initiative a d’ailleurs fait des émules. Depuis septembre, une autre enseigne de la rue Saint-Michel en propose.

Voir en ligne : Ouest France

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