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Revue de Presse

Etre supporteur en Ligue 1, ça creuse !

Aux abords de nos stades qui portent parfois des noms de marque, c’est sans doute le dernier endroit où l’authenticité a encore ses lettres de noblesse. Le stand de bouffe traditionnel est au football d’aujourd’hui ce que le café des sports est au village de nos campagnes, un point de ralliement où l’identité régionale est portée en étendard. S’y arrêter, c’est comme faire acte de résistance face aux débits franchisés qui draguent le supporteur à coups de gobelets publicitaires consignés et de sandwichs standardisés.

Chez Pépère à Nantes (Loire-Atlantique), Chez Francis à Marseille (Bouches-du-Rhône) ou à la Buvette de Jocelyne à Saint-Etienne (Loire), on mitonne du local et on en est fier. Guillaume Blot, 26 ans, a voulu rendre hommage à ces lieux uniques, vestiges d’une époque qui fleure encore l’huile de friture et rend les mains grasses. Avant, pourquoi pas, d’éditer un guide, il a d’ores et déjà concocté un site Internet sobrement intitulé Buvettes.com qui répertorie de manière non exhaustive les meilleures enseignes. Ou du moins les plus marquantes, car « ce n’est pas un plaisir gourmet mais plus un rituel pour se caler avant le match », prévient le jeune homme originaire de Loire-Atlantique.

Découvrez la robiquette à Rennes

Pour ce faire, notre guide culinaire a entrepris un tour de France des stades en janvier 2015, périple qui l’a notamment mené de Rennes (Ille-et-Vilaine) à Nice (Alpes-Maritimes) en passant par Metz (Moselle), Annecy (Haute-Savoie), Monaco, Lille (Nord) ou encore Lyon (Rhône). De quoi frôler l’indigestion, puisque l’idée est quand même de tester trois stands à chaque visite pour en retirer de quoi alimenter un bon paragraphe. « Je discute avec le patron et les clients, je demande si les produits sont du coin, depuis quand existe la buvette », développe-t-il.

La plupart du temps, le fait maison est un label revendiqué, comme la fameuse socca (galette de pois chiche) proposée aux amoureux du Gym sur la Côte d’Azur, ou le burger au fromage et aux pommes servi à Caen (Calvados).

Dans le Nord, certaines friteries bannissent également le surgelé, et à Annecy, fief d’Evian Thonon Gaillard, les diots (saucisses savoyardes) se dégustent accompagnés d’un verre de vin chaud, avec modération évidemment ! Enfin, au pied du Roazhon Park, si le profane se remplit l’estomac avec un banal américain dégoulinant de mayonnaise, le fidèle du Stade rennais commande, lui, la robiquette. Un incontournable qui a ses défenseurs les plus ardents. « Là-bas, j’ai rencontré les membres de l’Association de sauvegarde de la galette-saucisse bretonne qui a même édité les dix commandements pour en garantir la conformité ! » se souvient Guillaume, hilare. Et le prix dans tout ça ? Très abordable, y compris à Monaco, où le sandwich est vendu 3,50 €. Avec le sourire.

Voir en ligne : Le parisien

P.-S.

Par Guillaume Blot

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Commentaires

1 Message

  1. Etre supporteur en Ligue 1, ça creuse !

    Bonjour, je cherche à vous joindre pour un reportage sur la galette saucisse (25 nov)... je vous ai envoyé un mail. Rappelez moi dès que possible. Merci. Krystel

    par krystel | 8 novembre 2016, 10:55

    repondre message


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