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Revue de Presse

Cinq raisons d’aimer le Stade Rennais

Deuxième après cinq journées, le Stade Rennais est la sensation du début de saison et a tous les atouts pour marquer les esprits. Voici cinq raisons d’aimer le club breton, avant la rencontre contre Lille ce vendredi 18 septembre (20h30).

Pour Philippe Montanier

Philippe Montanier est arrivé à Rennes il y a deux ans avec une flatteuse réputation : celle d’entraîneur qui aime le beau jeu. « Réputation dont je ne suis pas du tout à l’origine, a retoqué l’intéressé dans France Football la semaine dernière. Moi, je ne trouve pas spécialement que mes équipes jouent mieux que les autres. Je trouve qu’elles jouent pas mal, mais bon... (…) Je sais bien qu’il y a eu une attente à ce niveau-là, mais, sincèrement, je suis comme les autres entraîneurs, ni meilleur ni pire. On a toujours l’intention de bien faire jouer son équipe, malheureusement, on n’y arrive pas toujours ». Un coach qui ne manie pas la langue de bois, c’est rare. C’est d’autant plus appréciable qu’il a trouvé la solution pour faire mieux jouer son équipe en adoptant un nouveau schéma de jeu (3-4-2-1 ou 3-4-1-2). Avec sa défense solide, son milieu équilibré et son attaque efficace, le Stade Rennais est devenu une des formations les plus attrayantes du Championnat. Un entraîneur honnête, capable de se remettre en question, normalement, ça devrait vous faire aimer le Stade Rennais.

Pour Paul-Georges Ntep et Yoann Gourcuff

On ne va pas se mentir : l’association entre Paul-Georges Ntep et Yoann Gourcuff nous fait saliver. De retour depuis deux matches, l’international a été décisif à chaque fois, délivrant une passe décisive contre Toulouse (3-1) et marquant contre Nantes dimanche dernier (2-0). Son jeu, basé sur la vitesse, la percussion et le dribble, est un régal, même s’il a parfois tendance à se montrer individualiste. Derrière lui, il trouvera désormais Yoann Gourcuff. Souvent blessé ces dernières saisons, le meneur de jeu a pris son temps pour revenir à 100%. C’était sa condition pour s’engager avec son club formateur. S’il a effectivement retrouvé sa condition physique, il devrait faire profiter à son nouveau coéquipier de sa vision du jeu et de son sens de la passe. Deux joueurs aussi beaux à voir jouer, normalement, ça devrait vous faire aimer le Stade Rennais.

Pour le Roazhon Park

Alors qu’ils n’étaient pas les plus enthousiastes par le passé, les supporters rennais sont en pleine phase de réveil. Leur mascotte Erminig essayait de mettre de l’animation depuis plusieurs saisons, mais elle s’est fait voler le rôle d’ambianceur par Paul-Georges Ntep. Après la victoire (2-0) contre Lille le 28 octobre dernier, le milieu offensif s’était présenté devant les tribunes pour improviser un « clapping ». C’est devenu une tradition, ce qui n’est pas pour déplaire à Philippe Montanier, qui, à son arrivée, avait demandé à ses joueurs d’aller saluer les supporters à la fin des matches : « Avant, au coup de sifflet final, je rentrais au vestiaire. Aujourd’hui, à domicile, je reste sur le bord du terrain rien que pour voir ça. Tu joues pour vivre cette communion-là avec ton public. » Un public choyé, qui n’a pas besoin de casser son PEL pour s’abonner (à partir de 155€). Un stade qui se réveille et a abandonné l’insipide Route-de-Lorient pour le bretoniste Roazhon Park (Roazhon étant le nom breton de Rennes), normalement, ça devrait vous faire aimer le Stade Rennais.

Pour la galette saucisse

A Rennes, on ne plaisante pas avec la galette - saucisse. Une spécialité bretonne, composée de galette… et de saucisse, parfois agrémentée d’une touche de moutarde. Un met tellement apprécié qu’il a droit à son hymne, dont voici le refrain :
« Galette-saucisse je t’aime,
J’en mangerais des kilos, et des kilos !
Dans toute l’Ille-et-Vilaine,
Avec du lait Ribot, du lait Ribot ! »
En plus, c’est l’hymne officiel du club. Mélanger football, nourriture et musique, normalement, ça devrait vous faire aimer le Stade Rennais.

Pour Salma Hayek

D’accord, ce dernier argument est un peu sexiste. Mais reconnaissez que l’actrice est un argument de choc pour vous faire aimer le club breton. Depuis son mariage avec François-Henri Pinault, en 2009, Salma Hayek est devenue la supportrice la plus glamour de notre Championnat, loin devant Bruel et Darmon (PSG), Cornillac et Biolay (OL), ou Obispo (Bordeaux). En novembre 2012, lors d’une victoire contre le PSG, elle s’était prise au jeu, encourageant les joueurs, invectivant l’arbitre, sautant de joie à la fin du match. Elle était même descendue sur la pelouse, écharpe à la main, pour féliciter les joueurs avant de lancer un maillot rouge et noir dans les gradins. Un simple rôle de composition ? Absolument pas, assure-t-elle. « J’apprécie vraiment de suivre un bon match de foot. Je sais que je devrais dire que je préfère le shopping, mais c’est un fait : j’aime le foot, c’est une des rares choses qui peut me faire pleurer. » Dans la catégorie supporters de luxe, l’équipementier Puma a aussi fait poser le mythique Usain Bolt avec un maillot du club. Si, avec tout ça, vous n’aimez toujours pas le Stade Rennais…

Voir en ligne : L’EQUIPE

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