// Vous lisez...

Revue de Presse

Cuisinez-moi : la galette saucisse

Finale de la Coupe de France 100% bretonne oblige, la galette saucisse est à l’honneur car elle a connu ses lettres de noblesse en partie grâce au Stade Rennais.

La galette saucisse intimement liée au football

L’histoire raconte que le Stade Rennais n’est pas étranger à la popularité de ce que l’on appelle aussi le hot dog breton. Mais avant, il faut parler de la galette. Historiquement, ni la crêpe ni la galette ne sont véritablement bretonnes. Dans un traité de 1390, on parle déjà de crêpes à base de farine de froment. Les galettes sont apparues plus tard avec l’arrivée du sarrasin en Europe autour du XVe siècle. Et il faut attendre 1800 pour qu’un écrit prouve que du côté de Morlaix dans le Finistère, on mange ce que l’on appelle à l’époque des crêpes au blé noir, donc des galettes, que l’on mangeait avec des mets salés normalement une fois par semaine et de préférence le vendredi.

Le mystère de la saucisse

L’histoire raconte que les premières galettes saucisse remonteraient au 19e siècle et que les Rennais s’encanaillaient à la campagne autour de ce plat qui se mange debout et sur le pouce. Puis avant et après la seconde guerre mondiale, le Stade Rennais attire les foules au Stade de la Route de Lorient qui est le stade officiel des Rennais depuis 1912 et l’auteur du livre « Galette Saucisse je t’aime » a découvert que les jours de match, il y avait un vendeur ambulant de galette saucisse au lieu-dit La Robiquette. Quelques connaisseurs continuent d’ailleurs de surnommer la galette saucisse, la Robiquette. La suite, une gourmandise qui gagne du terrain en Ille & Vilaine, puis dans le Morbihan et les Côtes d’Armor mais un peu moins dans le Finistère où l’on ne parle pas de galette mais de crêpe que l’on classe ensuite en salé à base de blé noir ou en sucré à base de froment.

Les 10 commandements de la vraie galette saucisse

L’Association de la Sauvegarde de la Galette Saucisse Bretonne a établi une liste de 10 commandements que l’on peut consulter sur le site : www.sgsb.fr. Parmi eux, sachez que la galette doit être froide et la saucisse chaude, que la saucisse évidemment n’est pas une saucisse de Strasbourg, de Morteau ou de Montbéliard mais une saucisse pur porc classique comme celles que vous trouvez chez votre boucher charcutier, que l’on ne met pas de moutarde, qu’on la mange debout comme un hot dog et pas coupée dans l’assiette et qu’on l’accompagne si on peut d’un verre de cidre.

Voir en ligne : BMFTV

Commenter cet article

Commentaires


Dans la meme rubrique

L’Union Européenne interdit la galette-saucisse en ville à partir de 2018
9 décembre 2016 | par Kaiser
Etre supporteur en Ligue 1, ça creuse !
11 mars 2016 | par Kaiser
Chez Pépère à Nantes (Loire-Atlantique), Chez Francis à Marseille (Bouches-du-Rhône) ou à la (...)
Comment la galette-saucisse est devenue l’emblème culinaire de toute une région
19 janvier 2016 | par Guillaume Blot, Kaiser
Dimanche 22 novembre, 15 heures, à proximité du Roazhon Park. Quelques fumées éparses s’échappent (...)
Étienne Daho n’aime pas la galette-saucisse
28 novembre 2015 | par Kaiser
Londres ou Paris ? David Bowie ou Lou Reed ? Madonna ou Amanda Lear ? Étienne Daho a répondu aux (...)
France Inter à Rennes : François-Régis Gaudry met la cuisine du terroir à l’honneur
28 novembre 2015 | par Kaiser
Trois questions à François-Régis Gaudry, critique gastronomique à L’Express et Paris Première, et (...)